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Relations presse et levée de fonds : le guide de J-365 à J+30

Après lecture, vous saurez construire le calendrier presse de votre levée, trouver un angle qui intéresse un journaliste au-delà du montant, rédiger le communiqué et négocier un embargo. Vous saurez aussi choisir les médias adaptés à votre stade et décider qui pilote l'opération : agence, freelance ou équipe interne.

Martin
MartinCo-fondateur de 425PPM
Updated on 32 min read
Contents

Une levée de fonds annoncée sans relations presse préparées tient en une ligne dans une newsletter, lue le matin et oubliée le soir. Une levée préparée sur douze mois, avec un angle vérifiable, un communiqué net et deux ou trois journalistes qui connaissent déjà votre marché, a davantage de chances d’être reprise par les médias. Ce guide suit la chronologie complète, de J-365 à J+30 : calendrier, angle, communiqué, embargo, choix des médias selon le stade, suites de l’annonce, puis la question de qui pilote l’opération. Chaque chapitre donne l’essentiel et renvoie vers l’article qui détaille. Il traite uniquement des relations presse d’une levée de fonds, sans aborder la stratégie de levée ni la relation investisseurs.

Ce qu’une levée change pour un journaliste (et pourquoi le montant ne suffit pas)

Mettez-vous à la place d’un journaliste économique ou tech, un mardi matin. Dans sa boîte, plusieurs annonces de levées de fonds, rédigées sur le même moule : « [Startup] lève X millions d’euros pour accélérer son développement ». Il en retiendra une, parfois deux, souvent aucune. Le tri est rapide, parce qu’il n’a ni le temps ni la place pour tout traiter, et parce qu’une brève sur un tour de table n’apprend presque rien à son lecteur.

Derrière l’annonce, il cherche ce qu’il y a de nouveau, le marché concerné et la raison du timing, un chiffre qu’il peut vérifier avant de l’écrire, et ce que son lecteur retiendra de cette histoire une fois le montant oublié.

Le montant n’est une information que s’il raconte quelque chose

Un montant, seul, se trouve dans les bases de données de deals et dans les médias spécialisés dans le capital-investissement. Il circule vite, et c’est précisément pour cela qu’il ne justifie pas un article. Il devient une information dans trois cas :

  • Il marque un record ou une première : le plus gros tour d’un secteur, la première levée d’une catégorie d’acteurs que les investisseurs ignoraient jusque-là.
  • Il signale un tournant : le passage de la phase de recherche à l’industrialisation, d’un marché local à l’international, d’un produit à une plateforme.
  • Il prouve une traction : des clients nommés, des revenus récurrents en progression, un produit déployé à grande échelle. La traction documente le comportement réel du marché, ce que le montant seul ne dit pas.

Sans l’un de ces trois ressorts, le journaliste a devant lui un fait divers financier. Et un fait divers financier de plus ne justifie pas une demi-heure d’interview.

Ce que la presse apporte à une levée (et ce qu’elle n’apporte pas)

Un article ne boucle pas un tour de table : les investisseurs se décident sur vos chiffres, votre équipe et votre marché. Il ne rattrape pas non plus une traction insuffisante.

Ce qu’il fait, en revanche, est concret. Lors de ses vérifications préalables (due diligence), un investisseur tape votre nom et celui de vos fondateurs dans un moteur de recherche : ce qu’il trouve compte. Le candidat à qui vous proposez un poste lit la presse avant de signer, l’acheteur grand compte qui hésite entre deux fournisseurs retrouve plus facilement celui qu’un média reconnu a décrit, et le partenaire industriel vérifie que l’entreprise existe au-delà de son site. Les articles publiés aujourd’hui restent aussi accessibles dans les moteurs de recherche et peuvent être consultés par ceux qui s’informent sur votre entreprise dans les mois suivants.

Aucune retombée n’est garantie. Un angle solide, des preuves, le bon média et le bon moment augmentent la probabilité d’une reprise.

Pour approfondir ce rôle des médias avant, pendant et après le tour de table, on a détaillé les relations presse comme levier de levée de fonds dans un article dédié.

Le calendrier de J-365 à J+30 : les grandes étapes

La fenêtre d’annonce dure quelques jours. La préparation en prend plus de trois cents. Cet écart surprend les fondateurs qui découvrent les relations presse trois semaines avant la signature, et il explique que beaucoup de levées soient médiatisées a minima.

Pourquoi commencer un an avant

Face à l’annonce d’une startup dont il n’a jamais entendu parler, un journaliste a deux options : l’ignorer, ou la traiter comme une brève. S’il a déjà échangé avec le fondateur, cité ses données dans un papier de marché ou lu sa tribune, une troisième option s’ouvre : lui consacrer du temps. Cette différence se fabrique pendant des mois, avec des gestes simples : commenter l’actualité de son secteur quand on est sollicité, proposer des chiffres que personne d’autre n’a, accepter des rendez-vous de découverte sans rien annoncer.

Cette relation se construit lentement et ne peut pas s’accélérer le jour où l’on en a besoin.

Les grandes phases

Notre découpage, à ajuster selon votre stade et la date de signature prévue, tient en six jalons :

  1. J-365 à J-270 : les fondations de crédibilité. Positionnement clair, premiers contacts avec la presse spécialisée, présence du dirigeant comme source sur son marché.
  2. J-270 à J-120 : les contenus et les porte-parole. Données propres à publier, tribune, kit presse (le dossier qui regroupe communiqué, visuels et biographies), préparation du fondateur et des éventuels co-porte-parole aux interviews (media training).
  3. J-120 à J-60 : le cadrage. Validation du calendrier avec les investisseurs, point sur les clauses de communication, premier jet de l’angle, liste de médias hiérarchisée.
  4. J-60 à J-15 : la négociation avec les médias. Choix du titre pour une exclusivité ou d’un schéma d’embargo, accord de principe des journalistes, calage des dates d’interview (les éléments détaillés partent plus tard, selon le schéma retenu).
  5. J0 : le jour J. Heure de publication, envoi du communiqué, interviews, relais coordonnés par les investisseurs.
  6. J+1 à J+30 : les relais. Suivi des retombées, remerciements, prolongement sur les réseaux, premiers points avec les journalistes qui n’ont pas publié.

L’article sur le rétroplanning presse de la levée en six jalons reprend chaque étape, avec ce qu’il faut produire et décider à chaque palier.

Qui fait quoi dans l’équipe

Quatre rôles reviennent systématiquement :

  • Le fondateur est le porte-parole : sa disponibilité les jours clés (et sa capacité à dire les choses simplement) pèse plus que n’importe quel plan.
  • Le responsable communication, interne ou externe, tient le calendrier, écrit, relance et coordonne.
  • Les investisseurs valident les éléments publiables, fournissent une citation et relaient l’annonce sur leurs propres canaux, à l’heure convenue.
  • Le conseil juridique relit ce qui engage : montants, mentions d’investisseurs, projections, déclarations sur les concurrents.

Avec quatre acteurs, le premier risque est la dilution des responsabilités. Une seule personne doit tenir le calendrier de bout en bout.

Confidentialité et calendrier juridique : le point qui coince

Avant tout contact avec un journaliste sur la levée, vérifiez ce que prévoient la lettre d’intention ou le term sheet (la feuille de conditions de l’investissement) en matière de communication. Les investisseurs ont souvent leur mot à dire sur le moment et la forme de l’annonce, et certains imposent un accord écrit. Un journaliste prévenu trop tôt, une information qui fuite avant la signature, et c’est le tour de table qui se complique.

Deux règles de bon sens : n’annoncez qu’une levée signée (un journaliste vérifiera, et un démenti coûte cher en crédibilité), et ne discutez d’aucun détail de la levée avec la presse avant l’accord écrit des investisseurs. Les échanges de fond sur votre marché, eux, peuvent se poursuivre sans rien révéler.

Quand il reste moins de trois mois

On ne va pas idéaliser : un calendrier tronqué donne un résultat plus modeste, et il vaut mieux le dire d’emblée à ses investisseurs. Avec trois mois ou moins, la priorité va à quatre pièces : un angle solide et prouvé, un communiqué irréprochable, une exclusivité ou un embargo négocié avec un ou deux titres, un dirigeant préparé. Ce que l’on abandonne : l’étude originale, la tribune de fond, la liste de médias large, les rendez-vous de découverte à répétition. Les journalistes ne vous connaissent pas, donc l’angle et les preuves devront faire seuls le travail que la relation aurait facilité.

Trouver l’angle : usage des fonds, marché, impact, recrutements

Un angle transforme une annonce financière en histoire éditoriale. Sans lui, vous demandez à un journaliste de relayer votre bonne nouvelle. Avec lui, vous lui proposez un sujet.

Les quatre angles les plus utilisés

L’usage des fonds. Ce que la levée va permettre de faire de concret. Une startup de recyclage de batteries qui finance sa première ligne industrielle a un sujet : lieu, capacité visée, calendrier, emplois. Une startup logicielle qui dit « accélérer son développement » n’en a pas. Plus l’usage est précis et daté, plus l’angle tient.

Le marché que la levée révèle. Ici, la startup illustre un mouvement : des investisseurs financent désormais un type d’acteurs qu’ils ignoraient, un secteur longtemps considéré comme de niche change de dimension. Cet angle demande des données de marché (les vôtres ou celles de tiers sourcés) et un fondateur capable de parler du secteur, pas seulement de son entreprise.

L’impact. Économique, social ou environnemental. Pour les acteurs de la transition, un journaliste spécialisé reprend surtout un chiffre d’impact accompagné de sa méthode. Des tonnes de CO2 évitées sans périmètre ni référentiel, un journaliste spécialisé ne les reprendra pas, et il aura raison. Un chiffre modeste avec une méthode explicite résiste mieux qu’un chiffre spectaculaire que personne ne peut vérifier.

Les recrutements et la structuration de l’équipe. « Cinquante postes d’ici dix-huit mois », l’arrivée d’un directeur industriel venu d’un grand groupe, l’ouverture d’un site dans une région : c’est un angle fort pour la presse régionale et la presse RH, et un bon complément pour les autres. Il suppose que les recrutements soient réels et datés.

Ces angles se combinent rarement tous. Choisissez-en un en tête, un second en appui, et laissez les autres au cas où un journaliste les demande.

Tester l’angle avant de le proposer

Cinq questions, à poser à voix haute avec quelqu’un qui n’est pas dans votre équipe :

  • Nouveauté : un journaliste l’a-t-il déjà lu cent fois ?
  • Date : pourquoi maintenant et pas dans six mois ?
  • Chiffres : au moins deux chiffres tiennent-ils sans commentaire ?
  • Vérification : peut-on citer une source, un client, un document ?
  • Reprise : si le journaliste contacté le publie, un autre titre aurait-il envie de s’y référer ?

Si vous répondez non à deux de ces questions, l’angle n’est pas prêt. Mieux vaut le savoir avant la première proposition de sujet, parce que chaque proposition ratée vous coûte une relation.

La grille des signaux qui font ouvrir un pitch rassemble six signaux qui poussent un journaliste B2B à ouvrir un message : elle sert aussi de liste de vérification pour votre objet de mail.

Adapter l’angle au type de média

Un même fait se raconte quatre fois différemment :

  • Presse économique : modèle économique, trajectoire de revenus, place dans le marché, ce que la levée dit de l’investissement dans le secteur.
  • Presse tech : produit, architecture, différenciation technique, comparaison avec l’état de l’art.
  • Presse sectorielle : l’enjeu métier, les clients, l’usage concret chez un acteur du secteur.
  • Presse régionale : l’ancrage local, les emplois, le site, le fondateur du coin.

Réécrivez l’attaque de votre proposition de sujet pour chaque famille. Le fond reste le même, l’ordre des éléments change.

Les angles qui échouent

Trois formules qu’on retrouve souvent dans les communiqués de levée, et que les rédactions reprennent rarement :

  • Le « nous sommes ravis d’annoncer », qui parle de vous et jamais du lecteur.
  • La promesse de disruption sans preuve : « révolutionner le secteur », sans un client ni un chiffre derrière.
  • La comparaison avec une licorne : « le Doctolib du bâtiment », « l’Airbnb de la logistique ». Le journaliste cherche votre sujet propre, pas une analogie qu’il trouve paresseuse.

Préparer les preuves avant le pitch

L’erreur classique : trouver l’angle, puis chercher les chiffres quand le journaliste les demande. Faites l’inverse. Avant le premier contact, rassemblez dans un document interne :

  • les données clients que vous pouvez publier (et l’accord écrit des clients nommés),
  • les indicateurs de traction vérifiables, avec leur date et leur périmètre,
  • les jalons produit passés et à venir, datés,
  • ce qui reste confidentiel, et pourquoi.

Ce dernier point compte autant que les autres. Un fondateur qui sait dire « ce chiffre, je ne peux pas le donner, voici celui que je peux » inspire plus confiance qu’un fondateur qui esquive.

Communiqué seul, tribune ou prise de parole du dirigeant

Trois formats pour trois objectifs. Le communiqué sert à fixer les faits et à donner aux rédactions un texte de référence. La tribune, signée du dirigeant, sert à installer un point de vue sur le marché : elle se prépare plusieurs mois avant et ne porte pas directement sur la levée. La prise de parole (interview, podcast, panel) sert à incarner l’histoire, et suppose un dirigeant préparé. Le choix dépend de ce que vous voulez que l’on retienne. L’arbre de décision entre communiqué, tribune et étude propose une méthode pour trancher selon votre objectif business.

Le communiqué de levée de fonds : structure, chiffres à donner, modèle commenté

Le communiqué reste la pièce de référence : les journalistes le citent, les investisseurs le partagent, les candidats le retrouvent. Il y a aussi une raison moins glorieuse : c’est le document auquel un rédacteur pressé se reporte pour vérifier un chiffre. Il doit donc être exact et lisible en deux minutes.

La structure qui fonctionne

Une page, deux au maximum, dans cet ordre :

  1. Le titre : il contient l’information (qui, combien, pour quoi), pas une formule.
  2. Le chapô : deux ou trois phrases qui répondent aux questions essentielles, à savoir qui lève, quel montant, auprès de qui, pour faire quoi.
  3. La citation du fondateur : une phrase sur le marché ou le projet, pas un remerciement.
  4. La citation de l’investisseur : une phrase qui dit pourquoi il a investi. C’est elle qui donne de la valeur à l’annonce, parce qu’elle vient d’un tiers.
  5. Le contexte marché : un ou deux paragraphes, avec un chiffre sourcé.
  6. L’à propos de l’entreprise, en cinq lignes.
  7. Les contacts presse, avec un numéro qui répond le jour J.

Les chiffres à donner

Repère général, à adapter à chaque rédaction : les journalistes cherchent d’abord le montant (et la nature de la levée, capital ou dette, quand c’est possible), les investisseurs, l’usage des fonds, et deux ou trois indicateurs de traction qui se vérifient : nombre de clients, croissance du chiffre d’affaires sur une période définie, volume traité, effectif. Chaque chiffre porte une date et un périmètre. « 120 clients au 30 septembre » vaut mieux que « plus de 100 clients ».

Les chiffres à manier avec prudence

La valorisation est souvent non communiquée, et un journaliste qui la demande doit recevoir une réponse préparée. Le chiffre d’affaires est une décision à prendre avec vos investisseurs : le donner peut aider (traction), le taire est légitime. Les projections engagent : une phrase du type « nous visons 50 M€ de chiffre d’affaires en 2028 » sera citée, rappelée, et opposée au fondateur dans dix-huit mois si elle n’est pas tenue. Tout ce qui engage juridiquement ou contractuellement passe par votre conseil avant publication.

Modèle commenté, ligne par ligne

Voici un squelette, avec nos commentaires sous chaque bloc. Les crochets sont à remplacer par vos éléments.

[Nom de la startup] lève [montant] M€ auprès de [investisseur principal] pour [objectif précis et chiffré]

Le titre contient les quatre informations qu’un lecteur cherche : qui, combien, avec qui, pour faire quoi. Évitez les adjectifs, ils n’apportent aucune information dans un titre destiné aux fils d’actualité et aux moteurs de recherche.

[Ville], le [date], [heure si embargo]. [Nom], [description en une phrase de ce que fait l’entreprise], annonce une levée de fonds de [montant] M€ menée par [investisseur principal], avec la participation de [autres investisseurs]. Cette levée financera [usage précis 1] et [usage précis 2], avec pour objectif [résultat daté].

Le chapô doit se suffire à lui-même : un journaliste qui ne lit que lui doit pouvoir écrire une brève juste. La date et l’heure de l’embargo, si embargo il y a, figurent ici et nulle part ailleurs.

« [Une phrase du fondateur sur le marché et sur ce que la levée rend possible, sans formule de remerciement]. » [Prénom Nom], [fonction] de [startup].

Erreur fréquente : une citation qui dit « nous sommes ravis ». Donnez une phrase qui apporte une information ou un point de vue : un journaliste la reprendra telle quelle.

« [Une phrase de l’investisseur sur ce qui l’a convaincu : le marché, l’équipe, un chiffre de traction]. » [Prénom Nom], [fonction] chez [fonds].

Faites relire cette citation par l’investisseur et vérifiez qu’elle ne répète pas celle du fondateur.

Le marché : [un paragraphe de contexte avec un chiffre sourcé, par exemple la taille d’un marché ou une réglementation qui entre en vigueur].

Citez la source (étude, organisme, texte réglementaire). Sans source, le journaliste ira chercher la sienne, et vous perdrez la main sur le chiffre.

Quelques indicateurs : [client 1 nommé avec accord], [chiffre de traction daté], [jalon produit].

Pas plus de trois. Chacun doit être vérifiable le jour même.

À propos de [startup] : [cinq lignes : création, mission, équipe, produit, clients]. Contact presse : [prénom, e-mail, téléphone direct].

Un contact presse qui ne répond pas le jour J laisse le journaliste sans interlocuteur au moment où il écrit : prévoyez un numéro direct et une personne joignable toute la journée.

Les erreurs fréquentes

Trois reviennent. Le titre qui commence par le nom du fonds plutôt que par ce que fait la startup. Les paragraphes qui répètent le chapô avec d’autres mots. Les citations rédigées par une agence mais que le dirigeant ne prononcerait jamais, et que le journaliste reconnaît immédiatement. Si votre fondateur ne dirait pas la phrase à voix haute, réécrivez-la.

Pour la rédaction elle-même, notre article pour rédiger un communiqué de presse efficace donne les règles générales et un modèle complet.

Les pièces qui accompagnent le communiqué

Un communiqué voyage rarement seul. Prévoyez des visuels libres de droits (logo, photos du fondateur et de l’équipe en haute définition, photos du produit ou du site), des biographies courtes des fondateurs et des investisseurs, et un kit presse qui regroupe l’ensemble. Si vous disposez d’un dossier de presse, il complète le communiqué sans le recopier : il présente l’entreprise, son histoire et son marché. Le guide consacré à la structure et au modèle d’un dossier de presse détaille ce qu’il faut y mettre.

Relecture et validation

Prévoyez un circuit écrit : le rédacteur, le fondateur, l’investisseur principal, le conseil juridique. Chaque relecteur a un délai (à fixer à l’avance, 48 heures par exemple) et un périmètre : l’investisseur valide sa citation et son nom, le conseil juridique valide les chiffres et les déclarations engageantes. Sans circuit explicite, vous découvrez le désaccord la veille de l’annonce.

Embargo et exclusivité avec la presse économique et tech

Offrir une exclusivité ou poser un embargo est une décision stratégique : elle conditionne la couverture et la relation avec les rédactions. Elle se prend en connaissance de ce qu’on gagne et de ce qu’on perd.

Définitions

  • L’embargo : vous transmettez l’information à plusieurs journalistes en avance, à condition qu’ils ne publient qu’à une date et une heure précises. Il repose sur la confiance professionnelle, il n’a pas de valeur légale en soi.
  • L’exclusivité : un seul média reçoit l’information avant les autres, et la publie en premier, souvent de façon plus approfondie.
  • L’avant-première partielle : un journaliste reçoit en avance l’angle et quelques chiffres (une interview, par exemple), les autres reçoivent le communiqué à l’heure.

Chacun engage quelque chose. L’embargo engage votre parole auprès de plusieurs rédactions. L’exclusivité engage un titre contre tous les autres.

Quand offrir une exclusivité

Une exclusivité à un titre de la presse économique (Les Échos, La Tribune, Challenges, selon le secteur) ou tech (Maddyness, Siècle Digital, L’Usine Digitale, FrenchWeb selon le profil) a une logique simple : le journaliste investit du temps parce qu’il est seul à avoir l’information. Il vous donne en échange plus d’espace, un angle plus travaillé, une meilleure place éditoriale.

Le coût est réel. Les autres rédactions, ayant été prévenues après, traiteront l’annonce plus sobrement, voire pas du tout. Le calcul est donc : un papier long dans un titre de référence, ou plusieurs reprises courtes. En règle générale, l’exclusivité se justifie quand votre angle est riche, que le titre visé touche vos cibles (investisseurs, candidats, clients) et que vous visez la profondeur plutôt que le volume. L’embargo multi-médias convient mieux quand l’objectif est la visibilité large.

Comment approcher le journaliste

Quelques repères de terrain, à ajuster selon le média :

  • Timing : deux temps, en cohérence avec le jalon J-60 à J-15 du calendrier. Entre J-60 et J-30, vous sondez les titres visés et arrêtez le choix entre exclusivité et embargo, en obtenant un accord de principe. Les éléments détaillés partent plus tard : une à deux semaines avant la date d’annonce pour une exclusivité, deux à quatre jours pour un embargo multi-médias.
  • Contenu minimal à transmettre : l’angle en deux phrases, le montant, les investisseurs, deux chiffres de traction, la disponibilité du dirigeant. Le communiqué complet suit à l’accord.
  • Durée de l’embargo : courte. Plus il est long, plus le risque de fuite augmente.
  • Règle du jeu écrite : un e-mail qui confirme la date, l’heure de publication, ce qui est sous embargo et ce qui ne l’est pas, ce que le journaliste peut faire avant (préparer son papier, interviewer le dirigeant, joindre un investisseur).

L’écrit protège les deux parties. Un embargo oral se contredit toujours dans les souvenirs.

Gérer les fuites, les demandes de dernière minute et les médias non servis

Une fuite arrive : un investisseur poste trop tôt, un salarié en parle, un journaliste non prévenu a l’information par un tiers. La règle : prévenir immédiatement les journalistes sous embargo, proposer d’avancer la publication si c’est possible, et ne pas chercher à identifier un coupable avant d’avoir sauvé l’annonce.

Pour les demandes de dernière minute (un titre qui réclame une interview la veille), répondez selon la règle que vous vous êtes fixée : soit vous élargissez l’embargo à un nouveau média avec les mêmes conditions, soit vous refusez poliment en proposant un échange après l’annonce. Le pire est de dire oui à tout.

Pour les médias non servis, un appel ou un message le jour J, à l’heure de publication, avec le communiqué, suffit. Certains ne publieront pas. Un message courtois le jour même et un suivi dans les semaines qui suivent préparent la prochaine fois.

Préparer le dirigeant aux interviews du jour J

Le jour J, le fondateur enchaîne parfois trois ou quatre interviews. Les questions qui reviennent : la valorisation, les concurrents mieux financés, la rentabilité, ce que les fonds changent à l’équipe. Il lui faut des messages (trois, pas plus), des chiffres qu’il connaît par cœur, et des réponses préparées à ce qu’il ne dira pas. Sur ce dernier point, la réponse honnête (« nous ne communiquons pas sur la valorisation, mais voici ce que je peux vous dire ») vaut mieux que l’esquive. Notre grille pour préparer le dirigeant aux interviews média propose des critères pour évaluer et corriger sa prestation avant le jour J.

Coordination avec les investisseurs

Vos investisseurs ont leurs propres canaux : comptes LinkedIn des associés, newsletters, pages de portefeuille sur le site du fonds, parfois leur propre communiqué. Si l’un d’eux publie avant l’heure, l’embargo saute. Envoyez-leur, une semaine avant, un calendrier minute par minute et un texte prêt à poster à l’heure H. Cette précaution, un peu fastidieuse, limite le risque de fuite.

Quels médias viser selon le stade : amorçage, série A, série B

Le périmètre pertinent change avec le stade, parce que ce que vous pouvez prouver change. Voici une cartographie de départ, à croiser avec votre secteur.

Stade

Médias à viser

Objectif réaliste

Amorçage

Presse spécialisée et sectorielle, médias de l’écosystème startup, presse régionale

Crédibilité auprès des premiers clients, candidats et prochains investisseurs

Série A

Presse tech et économique, premiers titres nationaux si l’angle le justifie

Début de la prise de parole du dirigeant, reprise par les titres de référence du secteur

Série B et au-delà

Presse économique nationale, médias spécialisés dans les opérations financières, parfois TV et radio

Positionnement de leader, marque employeur, attentes plus fortes des journalistes

Ces paliers restent perméables : une startup en amorçage avec un angle d’impact très solide peut obtenir un titre national, et une série B sans histoire se retrouvera cantonnée à la presse spécialisée.

Amorçage : la crédibilité avant le volume

À ce stade, vous avez peu de chiffres, peu de clients, parfois un produit en cours de déploiement. La presse spécialisée de votre secteur et les médias de l’écosystème (Maddyness, FrenchWeb, Les Echos Start et leurs équivalents sectoriels) sont les plus accessibles. La presse régionale (Ouest-France, Le Télégramme, La Provence, Sud Ouest et leurs confrères) apprécie les créations d’emplois et l’ancrage local. Visez deux ou trois articles de bonne tenue que vos investisseurs, candidats et premiers clients retrouveront en tapant votre nom.

Série A : la tech, l’économie et les premiers titres nationaux

Avec des revenus et des clients nommés, la presse économique et tech s’ouvre. C’est le moment d’envisager une exclusivité, de faire entrer le fondateur dans des papiers de marché, de commencer à publier des tribunes. Les titres nationaux deviennent accessibles si l’angle le justifie : un marché stratégique, un impact mesuré, une première dans un secteur.

Série B et au-delà : le positionnement de leader

À ce stade, la presse économique nationale suit les levées, et surtout compare : concurrents, parts de marché, trajectoire. Les journalistes attendent des chiffres plus solides et des réponses aux questions difficiles. Les médias spécialisés dans les opérations financières (CFNEWS, Capital Finance) couvrent aussi les tours significatifs, ce qui donne une première visibilité auprès des investisseurs. La marque employeur devient un enjeu direct : vous recrutez par dizaines, et la presse vous y aide.

Adapter la liste aux contraintes du secteur

La fintech a ses rédactions (L’Agefi, Les Echos, les médias spécialisés en paiement et en banque) et ses règles : un régulateur, des statuts (agrément, enregistrement) qui conditionnent ce que vous pouvez dire. La deeptech parle à une presse technique et industrielle (L’Usine Nouvelle, Industrie et Technologies) qui exige des preuves de maturité technologique. La santé, l’énergie, l’agroalimentaire, la mobilité et l’économie circulaire ont aussi leurs titres et leurs sensibilités. Chaque secteur a ses codes, et un angle impeccable envoyé à la mauvaise rédaction ne sert à rien.

Sur les secteurs financiers, notre article sur la stratégie médias d’une startup fintech décrit le passage de l’amorçage à la série A. Pour les technologies de rupture, les récits qui débloquent la presse tech montrent comment raconter un produit complexe sans le simplifier à l’excès.

Construire une liste réaliste

Une liste de diffusion de deux cents adresses ne vaut rien. Une quinzaine de contacts classés en trois niveaux suffit en général (repère de pratique, à ajuster à la taille de votre marché) : trois à cinq journalistes cibles (ceux qui couvrent déjà votre marché et qui ont écrit sur des levées similaires), cinq à huit contacts secondaires, quelques contacts opportunistes. Pour chacun, notez ce qu’il a publié, ce qu’il a ignoré, le moment où il écrit. Définissez l’ordre de contact : d’abord le titre de l’exclusivité, ensuite les autres selon la stratégie d’embargo. Pas de diffusion de masse : un journaliste qui reçoit votre annonce en copie cachée parmi cent autres le sait.

Presse, influence et réseaux sociaux : qui apporte quoi

La presse donne de la crédibilité et du référencement durable. Les réseaux sociaux, et notamment le LinkedIn du fondateur, donnent de la proximité et de la vitesse : un post bien écrit le jour J touche directement les clients, les candidats et les pairs. Les newsletters et les podcasts spécialisés touchent des audiences plus petites mais ciblées. L’influence, au sens des créateurs de contenu, est rarement un levier de levée de fonds. Chaque canal a son rôle, et les confondre dilue le message. Le SEO, la marque employeur ou la relation investisseurs relèvent d’autres leviers, qu’on travaille en parallèle.

Après l’annonce : les 15 mois qui suivent

Beaucoup d’équipes lèvent la tête le lendemain de l’annonce et passent à autre chose. C’est dommage : les semaines suivantes permettent des retombées secondaires, et les mois suivants exposent à des risques précis. Nous retenons un horizon de quinze mois comme repère de travail : assez long pour que les premiers engagements pris à l’annonce arrivent à échéance et soient relus par les journalistes, assez court pour qu’un point mensuel reste tenable.

Les 30 premiers jours

Quatre gestes suffisent à capitaliser :

  1. Relayer les retombées : partage sur les réseaux du fondateur et de l’entreprise, ajout à la page presse du site, mention dans la newsletter.
  2. Remercier les journalistes qui ont publié (un mot personnel, pas un envoi groupé) et ceux qui n’ont pas pu, pour garder le lien.
  3. Prolonger l’histoire : un second angle en réserve (un recrutement, un client, une donnée) à proposer dans les semaines qui suivent à un journaliste qui a aimé le premier.
  4. Alimenter les journalistes intéressés : un chiffre de plus, une disponibilité pour un commentaire de marché, une invitation à visiter le site.

Enregistrez aussi, pendant cette période, tout ce qui sera nécessaire à la mesure : liste des retombées, dates, portée estimée, trafic entrant.

Les risques dans les mois qui suivent

Une levée crée des attentes. Les journalistes qui vous ont suivi reviendront voir si le projet avance. Les risques les plus fréquents : une annonce de recrutements massifs suivie d’un plan social, un jalon produit annoncé et non tenu, un départ de cofondateur, un concurrent qui lève plus et plus vite, une communication d’impact qui expose à une accusation de greenwashing. Aucun de ces événements n’est rare, et aucun ne se gère bien sans préparation. Le dispositif minimal : un porte-parole identifié, des éléments de langage pour les trois scénarios les plus probables, un point mensuel entre le fondateur et la personne en charge des relations presse.

Notre article sur les pièges presse des quinze mois post-levée détaille des situations concrètes et la façon de les anticiper.

Garder la cohérence entre les promesses et la réalité

Tout ce que vous avez dit à un journaliste lors de la levée sera relu. « Nous allons ouvrir deux sites en 2026 », « nous passerons de 20 à 80 personnes » : ces phrases s’archivent et ressortent. La règle simple : ne promettez à la presse que ce que votre plan opérationnel contient déjà, avec une marge. Les promesses ambitieuses se font devant les investisseurs, qui connaissent les risques, pas devant un public qui ne lira que le titre.

Installer une prise de parole régulière

Les entreprises qui ne s’expriment qu’au moment de leurs levées reviennent à la case départ à chaque fois. Celles qui prennent la parole régulièrement (une tribune par trimestre, un commentaire sur l’actualité du secteur, une donnée publiée deux fois par an) arrivent à la levée suivante avec des journalistes qui les connaissent. C’est ce qui se passe quand on applique, dans la durée, ce qu’on décrit au début de ce guide : la préparation de J-365 ne s’arrête jamais vraiment.

Mesurer ce qu’on a obtenu

Mesurer une levée médiatisée suppose de distinguer trois situations. Une citation spontanée dans un article (earned pur) ne porte pas de balisage UTM : vous ne pouvez pas en maîtriser les liens. Les signaux à suivre sont le trafic de référence naturel dans GA4, l’évolution du trafic direct, les recherches sur le nom de la marque, les candidatures ou demandes de démonstration qui mentionnent l’article. Pour relier ces signaux à votre CRM, passez par le champ de source d’origine alimenté par le domaine référent plutôt que par un UTM. Un communiqué diffusé sur votre propre page presse ou une tribune relayée sans modification relève de l’owned qui circule, où le balisage est possible mais minoritaire. Un contenu sponsorisé (publi-reportage) permet un suivi complet, mais ce n’est pas de la presse éditoriale.

Pour un comité de direction ou un investisseur, rapportez peu d’indicateurs et expliquez-les : nombre de retombées par catégorie de média, qualité (titres visés vs titres obtenus), trafic de référence, évolution des recherches de marque, nombre de candidatures et de contacts commerciaux liés. N’annoncez pas de retour sur investissement chiffré à l’euro près : sur de l’earned, personne ne peut le faire sérieusement. Nos indicateurs de relations presse à suivre chaque mois proposent un tableau de bord simple pour cela.

Agence, freelance ou interne : qui pilote la médiatisation selon le stade

Le bon mode d’organisation dépend du stade, du budget, du calendrier et de la disponibilité du fondateur. Il n’y a pas de réponse universelle, et un conseil qui prétendrait l’inverse vendrait quelque chose.

Une matrice de décision par stade

À l’amorçage, un fondateur à l’aise avec les journalistes, éventuellement appuyé par un freelance, peut tenir l’opération. Les relations sont personnelles, les enjeux plus modestes, le budget limité. Le risque est le temps : un fondateur qui prépare une levée n’a pas la bande passante pour des relances presse.

À la série A, l’enjeu monte et le calendrier se resserre. Une agence apporte des contacts, de l’expérience dans la négociation d’embargos, une capacité à mobiliser plusieurs personnes en parallèle. Un attaché de presse interne apporte la continuité et la connaissance du produit, mais coûte un salaire et met du temps à trouver son rythme.

À la série B et au-delà, la combinaison est fréquente : un responsable communication interne qui tient la stratégie et l’actualité, une agence qui apporte le renfort pour la levée et les relations avec la presse nationale.

L’article sur la matrice de décision par stade de levée reprend ces trois options, avec leurs limites respectives.

Budget : trois structures de coût, et ce qu’affiche 425PPM

Les trois modes ne se paient pas de la même façon. Un freelance se facture généralement à la journée ou au forfait mensuel, sans structure derrière lui : le coût est lisible, mais sa disponibilité est limitée pendant les semaines denses. Un attaché de presse interne représente un salaire chargé sur la durée, auquel s’ajoutent outils et formation, et ce coût ne se module pas selon l’intensité de la levée. Une agence facture le plus souvent un forfait mensuel ou une prestation, parfois avec des frais de mise en place et un engagement minimum, et apporte en échange une équipe et des contacts déjà constitués. Pour comparer ces options, ramenez chacune au coût sur la durée complète de l’opération, de la préparation à J+30, et incluez le temps du fondateur dans le calcul.

Pour les ordres de grandeur du marché, par profil (freelance, agence, interne), notre article sur les tarifs d’une campagne de relations presse B2B les détaille. Nous nous limitons ici à ce que 425PPM affiche publiquement sur sa page tarifs : trois formules de relations presse, Visibilité à 3 500 € HT par mois, Autorité à 5 500 € HT par mois, Influence à 8 000 € HT par mois, avec des frais de mise en place uniques de 1 800 € HT (audit et kit presse) et un engagement minimum de trois mois, puis mois par mois avec un préavis de 30 jours. Ces chiffres sont nos tarifs affichés, pas des prix de marché, et ils ne valent pas promesse de résultat.

Une levée de fonds est une mission ponctuelle. Chez 425PPM, elle ne rentre pas dans les formules mensuelles : elle se chiffre sur mesure et se facture à la prestation. Quelle que soit l’option choisie, partagez votre calendrier dès le premier contact.

Préparer un brief qui permette une proposition crédible

Une agence ne peut proposer un plan sérieux que si le brief lui donne de quoi travailler. Préparez, avant le premier rendez-vous :

  • le stade, le montant visé (ou une fourchette) et la date de signature prévue,
  • les investisseurs connus et ce qu’ils acceptent en matière de communication,
  • les trois chiffres de traction que vous pouvez publier,
  • les médias que vous visez et ceux que vous refusez,
  • qui, chez vous, prend la parole et avec quelle disponibilité,
  • votre budget, même approximatif. Un budget caché fait perdre du temps aux deux parties.

Avant de signer, posez les bonnes questions : qui travaillera concrètement sur votre dossier, quels titres l’agence a déjà obtenus sur des levées comparables, comment elle mesure, ce qui se passe si l’annonce glisse de six semaines. Notre liste de questions à poser avant de signer détaille les questions à poser et ce qu’une bonne réponse doit contenir.

Ce que 425PPM peut faire sur une levée

425PPM est une agence française de relations presse et de marketing digital. Côté presse, elle propose trois formules mensuelles (Visibilité, Autorité, Influence) ; la préparation aux interviews (media training), les prix et trophées et les relations presse événementielles se chiffrent sur devis. Une levée de fonds, mission ponctuelle, se chiffre sur mesure et se facture à la prestation : la page nous contacter est le point d’entrée. L’agence travaille aussi le SEO et la visibilité dans les IA, le LinkedIn des dirigeants, la création de contenu, le growth marketing et la publicité, et détaille son approche sectorielle sur ses pages par secteur : énergie et cleantech, mobilité durable, finance, assurance et fintech, agroalimentaire et foodtech, économie circulaire, tech, numérique et télécoms, éducation et formation. Pour voir ce que nous avons fait pour d’autres entreprises, consultez la page références clients et nos success stories. Aucun résultat n’est promis : les retombées dépendent de votre histoire, de vos preuves et du moment.

Quand internaliser, quand déléguer, quand combiner

L’internalisation convient au fondateur qui a du temps, des journalistes dans son réseau et une levée de taille modeste. La délégation s’impose quand le calendrier est serré, que le fondateur est pris par la levée elle-même et que l’enjeu médiatique justifie le budget. Reste la formule mixte, adaptée à une entreprise qui a un responsable communication solide mais pas de contacts dans la presse économique nationale : il tient la stratégie et la cohérence, l’agence ouvre les portes et négocie.

Par où commencer cette semaine

Cinq actions, à lancer sans attendre la signature de la feuille de conditions (term sheet) :

  1. Écrire en deux phrases l’angle principal et son appui chiffré, puis le tester auprès de quelqu’un qui ne connaît pas votre marché.
  2. Dresser la liste d’une quinzaine de journalistes qui couvrent votre secteur (repère de départ, à ajuster) et noter ce qu’ils ont publié sur des levées récentes.
  3. Relire votre term sheet et lister ce qu’il prévoit en matière de communication, puis demander à vos investisseurs leur calendrier souhaité.
  4. Rassembler les trois chiffres de traction publiables, avec leur date et leur périmètre.
  5. Décider qui pilote : vous, un freelance, une équipe interne ou une agence. Si vous hésitez entre plusieurs options, vous pouvez nous écrire via la page nous contacter en décrivant votre calendrier.

Frequently asked questions

Quand commencer les relations presse avant une levée de fonds ?

Idéalement douze mois avant la date d'annonce, pour installer le dirigeant comme source auprès des journalistes de son marché. Si le temps manque, un calendrier resserré sur trois mois reste possible, centré sur l'angle, le communiqué, une exclusivité et un dirigeant préparé. Les ambitions de couverture sont alors plus modestes, parce que les journalistes ne vous connaissent pas encore.

Faut-il donner le montant de sa levée de fonds à la presse ?

Les journalistes le demandent presque toujours, et le taire réduit les chances de reprise. Si le montant est confidentiel, donnez un ordre de grandeur ou d'autres éléments vérifiables : investisseurs, usage des fonds, indicateurs de traction. La valorisation reste généralement non communiquée. La décision dépend de l'accord passé avec vos investisseurs, à clarifier avant tout contact média.

Combien coûte l'accompagnement presse d'une levée de fonds ?

Il dépend du mode choisi : freelance, agence ou équipe interne. Chez 425PPM, une levée de fonds est une mission ponctuelle, chiffrée sur mesure et facturée à la prestation. Les tarifs mensuels de relations presse affichés sur la page tarifs sont de 3 500, 5 500 ou 8 000 € HT par mois, avec 1 800 € HT de frais de mise en place et un engagement minimum de trois mois.

Que mettre dans le dossier de presse d'une levée de fonds ?

Une présentation de l'entreprise, le communiqué de levée, les biographies des fondateurs et des investisseurs, des chiffres clés vérifiables et datés, des visuels libres de droits et les contacts presse. Le dossier de presse complète le communiqué sans le recopier : il donne le contexte, l'histoire de l'entreprise et son marché, pour les journalistes qui veulent aller plus loin.

Faut-il une agence de relations presse pour annoncer une levée de fonds ?

Non, pas obligatoirement. Un fondateur à l'aise avec les journalistes, ou un freelance, peut suffire à l'amorçage. L'intérêt d'une agence tient à son carnet de contacts médias, au temps qu'elle libère pour le dirigeant et à son expérience de la négociation d'embargos. Le choix dépend du stade, du calendrier et de l'enjeu médiatique de la levée.

Qui prévenir en premier : les investisseurs ou les journalistes ?

Les investisseurs et les parties prenantes internes valident le calendrier et le contenu avant tout contact média. Les journalistes sont ensuite contactés selon la stratégie d'embargo ou d'exclusivité retenue. Il faut éviter que l'annonce circule sur d'autres canaux, notamment ceux des investisseurs, avant l'heure convenue pour la publication.

Peut-on annoncer une levée de fonds sans communiqué de presse ?

Oui. Un pitch personnalisé à un journaliste, un post du dirigeant ou une interview peuvent suffire, surtout à l'amorçage. Le communiqué reste cependant la pièce de référence que les rédactions citent pour vérifier un chiffre et que les investisseurs partagent. Le choix du format dépend de ce que vous voulez que l'on retienne de l'annonce.

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